Exposition – Conférence « Quand la littérature devient jeu »

29 Avr
Exposition – Conférence « Quand la littérature devient jeu »

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Du 2 avril au 25 avril 2015, Ludus Académie vous proposait une exposition-conférence « Quand la littérature devient jeu » à la Librairie Kléber Salle Blanche afin de découvrir des œuvres de la littérature ayant vécu la transition vers le monde du jeu vidéo.
« Tom Clancy, Paul Atréides, Harry Potter, Spirou et même Marguerite Duras vous attendent sur une sélection de consoles toutes générations confondues. Les affiches créées par Milena Branchy vous accompagneront dans l’exploration du parallèle entre ces deux mondes. »

La conférence quant à elle était programmée le mercredi 8 avril 2015, les intervenants étaient : Nishan Seebaruth de La chronique du Geek sur Radio RBS (et un peu sur StrasTV), commercial dans l’automobile et grand passionné de jeux vidéo ; Charley Muller, professeur d’anglais à Ludus Académie et collectionneur ; Steve Kuhn de Cyclops Comics ; et Didier Cotel de La Sauce aux Jeux, spécialisé dans les jeux de plateau et travaillant à la SNCF.

Entre adaptations, comparaisons, et évolution des genres, la conférence commençait avec « Un livre dont vous êtes le héros », œuvre des années 80. Accompagnés de dés et d’une feuille de papier, vos propres choix vous amenaient à la réussite, mais certains jets pouvaient vous emporter dans des chapitres inquiétants.
Son créateur, Ian Livingstone, également cofondateur (avec Steve Jackson, aussi auteur de ces livres) de Games Workshop frappait un grand coup avec cet univers. L’adaptation en jeu vidéo ne fut pas une grosse réussite.

Le « Loup Solitaire » de Joe Dever, série d’une trentaine de livres dont vous êtes le héros, est devenu un jeu vidéo, puis un jeu de rôle . Des BD dont vous êtes le héros virent également le jour.

Avec l’évolution d’Internet, ce genre de jeu a disparu, il y a eu une perte de l’utilisation d’un livre pour évoluer dans une histoire.

La conférence s’enchaînait avec Lovecraft, écrivain des années 20, grâce à des lettres qu’il rédigeait (des témoignages de personnes par exemple), les joueurs partaient à l’aventure et s’immergeaient dans cet univers.
On retrouve notamment le mythe de Cthulhu (en lien avec le Necronomicon), l’un des dieux extraterrestre qui dort et ressemblant à une grosse pieuvre. Nous pouvons retrouver ses influences aussi bien dans les jeux de rôle que dans les jeux vidéo. Par exemple dans Call Of Cthulhu, ou dans Eternal Darkness sorti sur GameCube.

Dans l’univers de Tolkien, nous retrouvons bien évidemment The Hobbit, adapté en jeu vidéo en 1982 (et qui n’a rien à voir avec la version GameCube), et le Seigneur des Anneaux sur Super Nintendo qui était épouvantable (cela dit les adaptations des films sur consoles étaient bonnes). Quant à la fidélité des jeux comparée aux films, les intervenants n’étaient pas tous d’accord à ce sujet.
Et comment oublier ce bon vieux JRTM (Jeu de Rôle des Terres du Milieu) auquel je jouais étant plus jeune ! Créé dans les années 80, il s’agissait d’un jeu de rôle tiré de l’univers du Seigneur des Anneaux et de Bilbo le Hobbit (ouvrages qui m’étaient également familiers). J’incarnais pour ma part un Béornide (homme pouvant se transformer en ours), avec une fiche de personnage et à coup de dés, les aventures pouvaient commencer !

Au niveau du Seigneur des Anneaux on ne trouve pas grand chose en BD, il y a plus d’adaptations au niveau de Bilbo le Hobbit, mais elles ne sont pas géniales.

En ce qui concerne les jeux de plateau ou les JCE (Jeu de Cartes Évolutif), des jeux que l’on peut trouver au Games Workshop sont nés après les films du Seigneur des Anneaux, mais ils n’ont pas trop marché.

Personnellement j’ai toujours préféré imaginer mes actes dans un jeu, comme quand je jouais au JRTM, mais je dois bien avouer que j’ai eu ma période Warhammer (j’avais à l’époque choisi les elfes noires), jeu de figurines culte. 

Rainbow Six est un roman d’espionnage de Tom Clancy paru en 1998, mais c’est également en cette même année et donc de façon rapide qu’est sorti le jeu vidéo du même nom. Dans le jeu vidéo vous êtes à la tête d’une escouade d’intervention tactique où règne une internationalité notable et où vous donnez les ordres et êtes en charge du matériel. Beaucoup de jeux sont sortis selon l’évolution des consoles et des PC. Tom Clancy a également participé à l’élaboration du scénario du jeu Splinter Cell, et les romans du même nom n’ont pas été écrit par ce dernier mais par Raymond Benson (alias David Michaels), mais l’on reste ici, dans le même univers.

En somme, les jeux vidéo sont aussi bien adaptés en comics que les comics en jeux vidéo (X-Men, Spider-Man, Alone in the Dark, etc.).
Je me souviens de Tintin au Tibet sur Super NES… Il était tellement dur, tellement casse pieds, mais tellement addictif et bien fait ! Street Fighter a quant à lui été adapté sur tous les médias, ce qui a été pour la plupart des déceptions. Un jeu de plateau Tomb Raider a vu le jour et a été de façon surprenante plutôt bien réussi.

Il n’y avait pas trop monde lors de cette conférence, un peu dommage car les sujets abordés étaient vraiment intéressants. Comme toujours dans ce genre de rencontre, parler de tout était impossible, ils n’eurent pas le temps de parler des JCC (Jeux de Cartes à Collectionner) de type « Magic ».
Les avis étaient différents selon la passion de nos interlocuteurs, et il fallait suivre, car chacun avait son mot à dire en fonction des sujets.

Les œuvres vont d’un média à l’autre, que ce soit d’un livre à un jeu vidéo, d’un jeu vidéo à un jeu de rôle, d’un jeu de rôle à un livre etc.

Exposition – Conférence « Quand la littérature devient jeu »

Photo du profil de Pierre Dugame
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